S’ouvrir au monde qui nous entoure, le scruter dans sa diversité, se confronter, échanger sont des choses essentielles tout en gardant au coin de l'esprit la réplique reprise par jean Gabin « je sais, je sais… je sais que je ne sais rien ». Tout est "nourriture" pour un artiste. Depardon dans son reportage sur les mathématiques m'ouvre une nouvelle fenètre : le chercheur travaille comme un artiste, il avance dans l’inconnu suivant une logique personnelle… et lui seul sait qu’il est sur une voie. Sur sa voie.

Chaque nouvelle pièce est une aventure… La suivante portera la précédente, pour aller plus loin, tout simplement, en goûtant le plaisir quotidien de la remise en question et de la prise de risques. Ma rencontre avec une pierre est toujours unique, et la complicité qui nous unit ressemble à une langue étrangère que nous seuls saurions parler. Moments de colère, de déprime, d’enthousiasme… sensations parfois fugaces, toujours intenses, que je tente de capturer et de retranscrire dans mes créations.

Enfin, le regard de l’autre, celui que je ne connais pas encore, dont j'attends le regard et vivre un échange pour mieux me comprendre dans ma démarche. Seule l’absence de réaction me chagrine.

L’art, la vie... ce subtil équilibre, encore et toujours en équilibre, l'artiste est un passeur, seulement un passeur.